Le problème avec le social virtuel

Le problème avec Facebook, c’est que, bien souvent, on s’en contente pour prendre des nouvelles de ses proches. Pas seulement ceux qui sont loin. Au même titre que le téléphone et son arme fatale le SMS. Deux ou trois phrases, voire 2 ou 3 mots (souvent mal écrits), et puis s’en vont. Ainsi font font font… Sorte de fast food des relations humaines. On est tous connectés, mais chacun chez soi.

Sur Twitter, vous avez 140 caractères pour dire ce que vous ressentez ! Au moins ça permet d’aller à l’essentiel… Vous me direz : pas besoin de 140 signes pour dire « je t’aime ». Mais qui parle d’amour sur Twitter ? Pour que vos sentiments raisonnent sur le Web à la manière d’un téléphone arabe numérique et surpuissant ? Du coup on se contente de petites phrases sans âmes avec un lien pour « en savoir plus ». Teasing sentimental…

Depuis que le téléphone et les réseaux sociaux existent j’ai l’impression de moins voir les gens que j’aime. Est-ce le hasard ? Une triste circonstance non justifiée par ces innovations technologiques ? Je me cherche des excuses alors que je participe pleinement au repli sur soi de la société ? Sans doute.

Aujourd’hui un membre de votre famille vous annonce qu’elle est enceinte sur Facebook (c’est du vécu), un ami organise son mariage en créant un « event » sur Facebook (en oubliant ceux qui ne sont pas connectés), je trouve du travail sur Facebook (un pote de pote de pote), certains y cherchent l’amour et d’autres y annoncent leur suicide imminent. Et merde ! C’est moche quand même non ? Je passe vraiment pour un attardé en disant que ce canal de communication (pour employer un terme technique aussi froid que les bits qui composent ces applications) prend trop de place dans nos vies ?

J’ai pas dit que tout était à jeter là-dedans. Il y a du bon aussi. Pour ceux qui sont loin, pour ceux qui sont seuls, pour libérer les voix des opprimés, pour donner du pouvoir d’expression à ceux qui n’en ont pas, pour donner de l’ampleur à nos messages. Tant que c’est pas censuré évidemment… Ca y est, le pessimiste qui sommeille en moi refait surface !

Il y a déjà beaucoup trop de caractères dans ce billet d’humeur pour qu’on me lise. Trop long pour Twitter, pas assez imagé pour Tumblr et Pinterest, trop chiant et sérieux pour Facebook… Mais les réseaux sociaux ça sert aussi à ça : à se défouler en espérant trouver un écho quelconque. Bon ou mauvais. Un peu de vie quoi !

Mais à choisir, j’aurais préféré en parler avec vous ce midi, autour d’une table, accompagné d’un verre de rouge. Pourquoi j’ai préféré le publier sur le Net ? Parce qu’il est déjà trop tard. La fin du monde réel approche. C’est peut-être ça que les mayas avaient prédit. On a juste mal compris leur message.

AXEL BOLU
AXEL BOLU
Auteur ou écrivain (en dilettante), rêveur et égocentrique (à plein temps)
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