Pessimiste converti

Pardonnez-moi mon père car j’ai pêché. Je me suis converti. Je ne crois plus au dieu Optimisme. Je suis passé du côté obscure : le Pessimisme. Je vous abandonne. En fait je vous ai abandonné, je crois, il y a déjà bien longtemps. Je reviens prier souvent le dimanche, porté par je ne sais quel instinct de conservation, mais dès le lundi je ne crois plus en rien.

J’ai beau batailler pour continuer à vous chercher, dans les grands événements de ce monde comme dans mon quotidien, je ne trouve que peines, haine et frustrations. Quelques bribes de positivisme, aussi fugaces qu’une homélie pas convaincante, viennent parfois me redonner le sourire. Mais c’est si rare, si éphémère.

La seule chose qui pourrait me donner foi à nouveau en l’église Optimiste, ça serait que les français descendent dans la rue. Une révolution. Une tradition française qui a la vie dure depuis qu’elle se fait sur Internet et sur canapé (moi le premier). Changer tout ça. Revenir à de vraies valeurs. Calmer les fous qui dirigent ce monde. Sentir un véritable élan (durable) de solidarité et d’engagement. Ça serait comme un rayon de lumière, une illumination. Mais je suis Pessimiste, alors je n’y crois pas.

Mon père il faut que je vous le dise… Je crois que 2015 va être une sacrée putain année de merde.

AXEL BOLU
AXEL BOLU
Auteur ou écrivain (en dilettante), rêveur et égocentrique (à plein temps)
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